Et puis, le jour

Publié le jeudi 01 février 2018 dans MaRiNeTTe maman !  |  Pas de commentaire  | Voter Hellocoton

À la maison, nos nuits sont anarchiques. Toujours pleines de surprises. Rarement de bonnes, bien entendu, pas si facile, que croyais-tu ? Parfois interminables. Souvent bien trop courtes. Il y a des mieux. Il y a des moins bien. Retours arrière inévitables de tout progrès, il faut croire. Il y a souvent ce sentiment de désespoir. Tu sais, là, seule, dans cette chambre noire. Pas vraiment seule en fait. Un bébé dans les bras. Impossible à poser. Celui qui sombre si facilement au creux de ton bras. Celui qui se réveille immédiatement au contact de son matelas. Le sentiment de désespoir finalement pas si rare. Beaucoup en parlent. Parfois parce qu’il “a eu 2 réveils cette nuit, tu imagines ?!”. Pour moi, parce que 25 minutes sur son matelas, des fois, c’est un exploit. T’as qu’à voir…

 

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À la maison, les nuits ont disparu, lorsque le premier enfant est venu. Normal me diras-tu. J’en ai entendu de belles. Sur le sommeil. Et sur le fait qu’il tète. De mémoire, Mister Caribou se réveillait en moyenne 3 fois par nuit. Pendant longtemps. 8 mois. 10 peut-être. Et encore un peu plus tard que ça parfois. Et puis, c’est le moment du coucher qui est devenu drame. Les nuits apaisées retrouvées. Les soirées, elles, envolées. Retrouver mon lit est longtemps resté comme un faux espoir. Celui que tu attends sans jamais vraiment le voir. On a passé des heures à ses côtés. Pour le rassurer. Ou bien nous rassurer ? Blottis dans le noir. Sans bouger. On a sombré.

 

À la maison, parfois on y a cru. Les couchers simplifiés. Les nuits presque retrouvées. Il y a eu notre Petit Nemo hospitalisé. Des nuits canapé, à ses côtés. À ressasser. Celles qui te font du mal pour la journée d’après. Celles que tu comprends vite qu’il faut arrêter. Il y a eu les nuits dans la chambre d’à côté. Celles avec la liberté de circuler. Venir le voir même dans les couloirs tous noirs. Mais celles où tu peux aussi te laisser sombrer. Dans l’apaisement étonnant de ces murs blancs. En culpabilisant mais sans pourtant avoir à culpabiliser. Parce que ces nuits-là, parfois, à quoi bon vouloir se relever ? Autant profiter. On me le disait. “Le sommeil madame… “. Ah si j’avais su. Si j’avais cru. Les premières nuits à la maison, on y a quand même cru. Passée l’angoisse de l’arrêt respiratoire. Passée l’adrénaline des premiers mois. Passée les forces venues de nulle part. Il a dormi. Si si, je vous le dis. Parfois 6h. Une fois plus que ça je crois. Comme un miracle. Ou un mirage. Ça sentait bon le bébé calé. Celui qui allait se réveiller une fois, comme ça, pour justifier le statut de bébé. On a repris espoir. On a changé l’histoire. On a retrouvé nos soirées, en changeant les couchers de tout le monde. On s’est même pris à se regarder sans oser penser “C’était si facile ?!”. Mais on savait que rien n’est jamais gagné.

 

À la maison, les nuits ont vacillé. Sans crier gare. Nous faisant perdre espoir. Voilà des mois. Le répit n’ayant duré que quelques soirs.

 

Notre Petit Nemo ne dort pas. Point barre. Je crois qu’il faut qu’on s’y fasse. De jour comme de nuit. Le lit n’est pas son territoire. 10 mois déjà.

 

À la maison, nos nuits sont noires. Mes nuits sont noires. Et illusoires. Le repos n’y est pas. Et quand le jour se fait entrevoir, parfois, c’est finalement une once d’espoir. Celle de ne plus être seule. De ne plus se battre pour le sommeil qui ne tiendra pas. Et puis, une fois que le jour est là… tu sais quoi ? Il ne fait plus si noir !

 

Ce soir sera un autre combat. D’ici là, on baisse les armes.

 

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