Marinette Saperlipopette – Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle Blog maman expat et lifestyle : famille, voyages, cuisine, ... Actuellement à Montréal ! 2018-01-22T21:53:09Z http://saperlipopette.marine-landre.fr/feed/atom/ WordPress Marinette http://www.marine-landre.fr <![CDATA[Sa première amie]]> http://saperlipopette.marine-landre.fr/?p=16767 2018-01-22T21:53:09Z 2018-01-22T21:53:09Z J’ai toujours gardé le souvenir de “ma première amie” avec ce drôle de pincement au cœur. Peut-être en avais-je eu d’autres avant ? Certainement d’ailleurs, puisque mon souvenir remonte à ma 2è année de maternelle, alors que j’ai fait ma 1ère année dans une autre école.   Je me souviens de cette petite fille : […]

The post Sa première amie appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
J’ai toujours gardé le souvenir de “ma première amie” avec ce drôle de pincement au cœur. Peut-être en avais-je eu d’autres avant ? Certainement d’ailleurs, puisque mon souvenir remonte à ma 2è année de maternelle, alors que j’ai fait ma 1ère année dans une autre école.

 

Je me souviens de cette petite fille : Marie. Ou plutôt du départ de cette petite fille. En réalité, je ne saurais vous dire si elle était plutôt blonde ou brune, les cheveux longs ou courts. Même si dans ma tête elle semble être plutôt châtain foncé avec un petit carré. Tout ce qu’il y a de plus classique en maternelle.

 

Je ne me souviens pas des jeux que nous avions ensemble. Je ne me souviens pas des discussions partagées. En avions-nous ?  Avais-je hâte de la retrouver le matin en arrivant à l’école ? Je ne sais pas. Ma mémoire n’a pas enregistré ces moments-là.

 

Je me souviens pourtant de son départ. Je le sais : ma première amie a quitté l’école en milieu d’année, cette première année que nous partagions ensemble.

 

Elle s’appelait Marie, et elle est partie vivre un peu plus loin. Trop loin.

 

Dans un moulin. Drôle de souvenir que celui-ci. Était-ce vraiment dans un moulin ? Ou bien proche d’un moulin ? Ou quelque part qui n’avait rien à voir avec les moulins ? Peut-être bien aussi… Toujours est-il que ce souvenir ne m’a jamais quitté : mon amie est partie.

 

C’est étrange parfois la mémoire. Je sais ô combien je devais tenir à elle et nous devions nous amuser ensemble, juste par ce souvenir unique qui m’a marqué à jamais semble-t-il : son départ.

 

L’autre matin, en arrivant à la garderie de Mister Caribou, on nous l’a annoncé : Héléna, l’une des 2 amis de Mister Caribou faisait sa dernière journée. Après ça, elle déménageait. Un peu plus loin. Trop loin. 

 

Le soir venu, Mister Caribou nous a raconté qu’il y avait eu une petite fête, pour le départ d’Héléna. On lui a demandé s’il lui avait dit au revoir ? ll a répondu timidement que non. On a cherché un peu autour de nous. Mais elle était déjà partie, semble-t-il. J’ai vu ses yeux. Un peu rougis. Était-ce de la fatigue suite au décalage horaire (nous étions rentrés la veille au soir de plus d’un mois passé en France), ou le signe de son petit cœur écorché ?

 

enfance-amitie

 

Pour ma part, j’ai bien vite détourné les yeux : mon petit cœur à moi était touché bien plus que je ne l’aurais pensé. Le souvenir de mon amie Marie a resurgi comme si c’était hier. Et j’ai eu tant de peine pour lui. J’aurais voulu le protéger de ce sentiment. Lui dire qu’il la reverrait. Mais non. Je le sais bien. Il ne la reverra pas. Parce qu’à 2 ans, un chagrin d’amitié n’est jamais vraiment pris au sérieux. J’aurais voulu lui dire qu’il allait faire d’autres rencontres, avoir d’autres amis, s’amuser encore bien plus fort. Et quand bien même ? J’en ai eu des amis qui ont suivi Marie. Mais le souvenir de son départ est resté là. Faut-il le protéger de ça ?

 

Mon petit garçon qui, du haut de ses 2 ans et demi nous clame haut et fort, sans aucune variation, depuis 5 mois, “Moi j’ai juste 2 amis : Héléna et Théo. Moi j’aime pas les autres. Ils sont pas gentils les autres.” a ce soir là perdu sa première amie… S’en souviendra-t-il ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

The post Sa première amie appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
0
Marinette http://www.marine-landre.fr <![CDATA[Leur partager notre quotidien]]> http://saperlipopette.marine-landre.fr/?p=16755 2017-12-18T15:30:21Z 2017-12-18T15:17:31Z Choisir de partir vivre à l’autre bout du monde (ou du moins de l’autre côté de l’Atlantique), y faire des enfants, y construire sa vie, c’est aussi assumer que tout cela se fera sans les proches. Nos proches de là-bas. Ceux qu’on a laissés en partant justement. Alors, avec les petits enfants, c’est parfois un […]

The post Leur partager notre quotidien appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
Choisir de partir vivre à l’autre bout du monde (ou du moins de l’autre côté de l’Atlantique), y faire des enfants, y construire sa vie, c’est aussi assumer que tout cela se fera sans les proches. Nos proches de là-bas. Ceux qu’on a laissés en partant justement. Alors, avec les petits enfants, c’est parfois un poil culpabilisant vis-à-vis des grands-parents.

 

Pour ma part, je suis persuadée que les moments partagés ensemble ne sont désormais que meilleurs que ceux partagés avant. On ne vient plus par habitude manger en famille le dimanche midi, sans grande nouveauté à se raconter. Non. Lorsqu’on passe du temps ensemble, c’est une semaine, voire 2. Ou encore plus. Nuits et jours. Matin, midi et soir. De vrais moments de quotidien à partager. De vrais souvenirs créés. Et depuis quelques temps, je suis ravie de voir que Mister Caribou se souvient vraiment de ces moments passés. Il est encore jeune et les souvenirs d’aujourd’hui ne seront pas ceux de demain. Mais il nous parle encore plusieurs semaines après de cette semaine passée avec ses grands-parents, ou sa tante venus nous rendre visite à Montréal. Il comprend parfaitement ce qu’on lui raconte lorsqu’on lui explique que nous irons passer nos vacances chez Papy et Mamy. Il nous raconte d’ailleurs lui-même par avance comment ce sera. Il intègre la famille dans son paysage familial, même si c’est une famille qu’on ne voit pas au quotidien.

 

On cultive ça au maximum. Par les photos, les souvenirs racontés. Mais aussi par les chouettes outils d’aujourd’hui. Non mais, comment faisaient les familles avant Skype ou Hangout ? Ici, c’est notre lien. Notre façon pour que Mister Caribou ne les pense pas “à l’autre bout du monde” justement. Et puis, pour eux, je fais régulièrement des partages d’albums photos en ligne. On envoie des petits bouts de notre vie Canadienne pour leur faire oublier ô combien les enfants ont grandi depuis la dernière fois qu’on s’est vus. De mon côté, j’ai toujours mon téléphone en mains, c’est facile ! Mais ce n’est pas toujours le cas des grands-parents. Et puis, finalement, connaissent-ils bien aussi le quotidien des petits enfants qui grandissent juste à côté d’eux ? Une fois le repas du dimanche terminé et la porte refermée ?

 

Cette année, pour Noël, on va donc déposer au pied du sapin un cadeau qui les accompagnera toute l’année. Pour partager ce quotidien qu’on vit tous en oubliant souvent de le partager vraiment. Un joli journal qui arrivera chaque mois, chez les uns et chez les autres. Un journal qui retracera chaque fois les quelques semaines passées, que ce soit au Canada, ou ailleurs dans le monde. Un journal imagé et collaboratif entre les différents membres de la famille. Un journal qui permettra de voir les uns grandir, les autres s’épanouir. Un journal qui ne nécessitera pas d’allumer son ordinateur pour voir les images des uns ou des autres. Un journal qui pourra être posé sur la table de nuit pour accompagner le mois en cours, et feuilleté à loisir, même plusieurs mois plus tard. Un journal qui retracera un peu la vie de ceux qui veulent y participer, pour ceux pour qui on compte.

 

Neveo-journal-famille

 

J’ai eu la chance de tester le service en question ce mois-ci. J’ai passé mon mois de novembre à collecter nos photos sur le site Neveo. Site ou application mobile d’ailleurs. Comme bon vous semble. Les photos sont recherchées sur votre terminal (ordi ou tel), ou sur différents réseaux tels que Google photos par exemple. On ajoute une petit commentaire, si souhaité. Et ensuite on laisse Neveo se charger du reste.

 

À la fin de chaque mois les photos sont imprimées dans un journal, et envoyées au destinataire de votre choix. Forfait de 50 ou 100 photos partagées par mois. Ce qui laisse de quoi largement raconter son mois.

 

Le journal est gérable par une seule personne, ou par un plus grand nombre (ce qui est l’idée première me semble-t-il, vues les quelques petits détails repérés à la réception, on y voit par exemple le “contributeur” associé à la photo, chouette idée, mais moins utile si vous êtes seul à gérer l’album, c’est d’ailleurs mon petit point “négatif” (ou plutôt ma remarque à faire) que ce manque de flexibilité dans la personnalisation, je pense au contributeur qu’on n’a pas forcément envie de voir apparaître à chaque fois mais aussi à la date affichée par défaut dans le coin des photos qui est en réalité la date de partage de la photo et non celle de prise de vue).

 

Neveo-journal-famille

 

Ce mois-ci, on a eu la chance d’être en séjour chez les grands-parents de Mister Caribou lorsque le dit journal est arrivé. Un beau moment aussi que de le voir expliquer les quelques images à ses grands-parents. L’occasion pour nous de voir ce qui l’a marqué ou non et d’avoir sa version des faits. Les mois prochains, le journal arrivera sans nous. Mais les grands-parents pourront parcourir à loisir ce qui sera nos jolis souvenirs !

 

Et si, comme je le disais, je partage régulièrement des photos en ligne avec la famille, j’ai cette fois-ci entendu mon beau-père répéter à plusieurs reprises ces 2 derniers jours “Tiens, je vais le regarder de nouveau, c’est chouette ça”. Comme quoi… le papier, ça change !

 

Neveo-journal-famille

 

Neveo-journal-famille

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

The post Leur partager notre quotidien appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
0
Marinette http://www.marine-landre.fr <![CDATA[La famille et celle d’ici]]> http://saperlipopette.marine-landre.fr/?p=16750 2017-11-23T16:53:16Z 2017-11-23T16:53:16Z On a les amis, les vrais. Ceux de là-bas. Ceux qu’on a laissé en choisissant de partir s’installer ailleurs. Mais ceux sur qui on compte tout de même au quotidien. Ceux avec qui on a tout partagé. Ceux qu’on a choisis. Avec qui on a vécu. Ceux qui nous connaissent mieux que personne. Ceux avec […]

The post La famille et celle d’ici appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
On a les amis, les vrais. Ceux de là-bas. Ceux qu’on a laissé en choisissant de partir s’installer ailleurs. Mais ceux sur qui on compte tout de même au quotidien. Ceux avec qui on a tout partagé. Ceux qu’on a choisis. Avec qui on a vécu. Ceux qui nous connaissent mieux que personne. Ceux avec qui on a partagé des aventures, un bout de vie, voire même parfois, notre vie. Ceux en qui on a confiance. Ceux qu’on a parfois appelés au milieu de la nuit. Ceux qu’on a parfois plantés à la dernière minute. Ceux avec qui dormir dans le même lit n’est pas un problème, parce que ça ne veut rien dire de plus.

 

On a les amis laissés là-bas. Ceux sur qui on compte tout de même mais ceux de qui on s’éloigne parfois quand même. Ceux qu’on revoit demain comme si de rien n’était. Et ceux qu’on ne reverra finalement pas. Ceux avec qui la distance ne change rien. Et ceux avec qui cette distance devient “trop loin”.

 

On a les amis chers à notre cœur, ceux qu’on a choisis. Ceux qu’on aimerait ne pas avoir laissés, si loin, mais on le sait, la distance ne changera rien. On y croit. On le voit.

 

Et puis, on a les amis d’ici. Ceux qu’on s’est faits, petit à petit. Des connaissances nommées amis, parce qu’il faut bien se refaire une vie. Ceux à qui on raconte parfois le quotidien. Mais ceux qu’on aurait du mal à appeler pour un rien.

 

On a la famille, la vraie. Celle qu’on n’a pas choisie. Mais qui nous est plus chère que la terre entière. La famille qu’on a laissée, remplis de regrets. Mais on le sait. La distance n’est que détail dans cette histoire. On parle sur Skype et on s’envoie des Whatsapp. On oublie le temps qui passe. L’année sans se voir. Demain on sera à table, et ça sera comme si on s’était vus hier. Un cousin de plus par là. Une tête de gagnée par ici. Quelques rides peut-être aussi. De l’expérience, et surtout des expériences. Heureuses ou malheureuses. Douloureuses. Mais qu’on passera sous silence. Comme pour oublier le temps perdu. Celui où on ne s’est pas vus.

 

marinette-saperlipopette-famille

 

On a la famille, la vraie. Celle qu’on n’a pas choisie. Mais avec qui on a grandi. Celle qui nous fait ce dernier signe, derrière les barrières douanières, lors des départs, et des jolis sourires, les jours de retours. La famille qu’on a quittée, il y a toutes ces années, mais avec qui on ne se demande jamais, comment cela va se passer. Parce que, rien a changé.

 

Et puis, on a la famille d’ici. Celle qu’on a choisie. Ce petit cocon bien rond qui nous fait tenir d’aplomb. Qu’on met parfois du temps à fignoler, parce que, ce n’est pas toujours facile à avouer. La famille qu’on a rencontrée hier, au hasard d’un verre (ou d’un éclair !). La famille qui nous connait à peine. Mais qui sait pourtant déjà tant. Nous ressemble et nous comprend aussi tellement. La famille qu’on appelle à l’aide, ou à la fête. La famille que, demain, on quittera peut-être, mais on n’en a que faire. On le sait. La distance ne changera rien. Si ce n’est que les verres trinqueront un peu moins.

 

On a la famille d’ici. Celle qu’on a choisi. Sans s’y attendre. Sans le comprendre. Sans même le chercher, il faut bien se l’avouer. Mais qui nous est désormais plus chère que la terre entière. Elle aussi.

 

On a les amis, les vrais. Ceux de là-bas.

On a les amis, d’ici aussi.

On a la famille, la vraie. Celle qu’on n’a pas choisie. Mais qui nous est plus chère que la terre entière.

Et puis on a la famille d’ici. La plus jolie des surprises.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

The post La famille et celle d’ici appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
1
Marinette http://www.marine-landre.fr <![CDATA[L’allaiter envers et contre tout]]> http://saperlipopette.marine-landre.fr/?p=16741 2017-10-04T21:04:46Z 2017-10-04T20:12:03Z Je me souviens de ces questions incessantes avant la naissance de Mister Caribou. Vais-je allaiter ? Comment ? Pourquoi ? Je n’y connaissais rien mais ici au Québec, l’allaitement est la seule chose qu’on nous martèle en tête à partir du moment où l’on attend un enfant. Peut-être ai-je fait un blocage sur le sujet […]

The post L’allaiter envers et contre tout appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
Je me souviens de ces questions incessantes avant la naissance de Mister Caribou. Vais-je allaiter ? Comment ? Pourquoi ? Je n’y connaissais rien mais ici au Québec, l’allaitement est la seule chose qu’on nous martèle en tête à partir du moment où l’on attend un enfant. Peut-être ai-je fait un blocage sur le sujet ? Parce qu’aujourd’hui, ça m’irrite. Je n’entends que cela. Les encouragements pour l’allaitement. Lors des cours de préparation à la naissance, sur 4 sessions, une entière est passée sur l’allaitement. Non pas l’alimentation du bébé. Non non. L’allaitement. Celles qui ne souhaitent pas s’investir dans cette aventure pourront poser leurs questions à la fin de la session. Mais en attendant, elles n’ont qu’à bien se tenir. Et puis, de l’autre côté, il y a les français. De Montréal ou de l’autre côté de l’Atlantique. Peu importe. Celles et ceux qui s’étonnent que je me lance de nouveau dans l’aventure. Les commentaires sur le fait que je devrais arrêter, passer à autre chose, chercher d’autres solutions. Les petits encouragement pour me dire que c’est bientôt terminé. Pour ou contre, 2 ans plus tard l’allaitement fait toujours beaucoup parler !

 

Sauf que… aujourd’hui, je sais ! Je sais tout  ce qu’on ne m’avait pas dit à l’époque de Mister Caribou. Je sais la facilité et les grandes difficultés. Je sais les moments partagés et les moins appréciés. Comment le nier ? J’en ai dédié un article pour justement le crier haut et fort. Et probablement pour me souvenir aussi, justement. (On reviendra plus tard sur le fait qu’on oublie bien vite, hein, surtout pour ce qui concerne les épreuves de la maternité…).

 

Parce que oui, malgré tout, j’ai décidé d’allaiter, encore une fois. Mais c’est bien souvent à ce sentiment d’emprisonnement que se résume encore l’expérience. Prisonnière. Prisonnière de mon choix, ou non choix plutôt. Je ne sais pas vraiment si je peux affirmer avoir décidé quoi que ce soit. Québec oblige. Malgré une expérience bien différente cette fois-ci… Le sujet allaitement est cependant apparu d’une façon un peu similaire. Notre Petit Nemo a été transporté d’urgence à l’hôpital pour enfants à sa naissance. Autant vous dire que la question de l’alimentation n’était pas vraiment ma plus grande préoccupation (même si en l’occurrence, oui, la situation justifiait la question puisqu’il n’était justement pas capable de s’alimenter). Lorsque je l’ai retrouvé dans cette petite pièce remplie de médecins, l’une des premières personnes qui m’a parlé était présente pour me dire “puisque vous souhaitiez allaiter…”. Hummmm… Wait. Je souhaitais ?! Mais qui donc l’a su / décidé pour moi ?! Bref, il me semble avoir osé un “Je ne sais pas”. On m’a argumenté Ô combien cet enfant avait besoin de ça. “C’est de l’or pour lui”. Comment culpabiliser en 3 secondes une maman ayant accouché le matin même et ne s’étant pas assise depuis… On a osé un peu plus tard 2 ou 3 allusions au chirurgien sur cette façon qu’ils avaient de nous pousser l’allaitement sous le nez, telle la seule solution possible, et puis…

 

Et puis je me suis laissée embarquée dans l’aventure. De nouveau. L’aspect “je vais essayer voir si cela fonctionne et on avisera” a été pas mal écarté cette fois-ci. Puisque cette fois-ci, tout était différent. Même si j’ai bien pensé aussi que son frère avait eu le droit à cette aventure, alors pourquoi pas lui ?

 

Il m’a fallu tirer mon lait quotidiennement pendant l’hospitalisation de Petit Nemo. Lait étiqueté, millimétré, stocké pour lui être redonné plus tard, lorsqu’il serait capable. D’abord par sonde. Puis par biberons. 5ml par 5 ml au départ. Pour savoir s’il supportait. Des jours et des nuits timés par le tire-lait… LA chose qui me faisait pourtant le plus horreur dans l’allaitement. Nourrir mon enfant au sein, ok. Tirer mon lait pour ensuite lui donner le biberon… jamais ! Et pourtant… On m’a joyeusement installé un tire-lait personnel dans la petite chambre de Petit Nemo. J’ai assidûment répondu aux attentes. Il faut dire que j’étais surveillée. Les premiers jours du moins. On a très vite vu que j’étais plutôt bonne élève. Il faut dire que l’heure de tirer mon lait a été ce qui donnait le rythme à mes journées. Ce qui les remplissait aussi. Installer le matériel. Récupérer les bouteilles. Puis les étiqueter. Aller les apporter au laboratoire. Presque fièrement. Nettoyer le tout. Bien noter l’heure pour prévoir le prochain “rendez-vous”. Tellement bonne élève que les visites de “coaching” se sont donc espacées pour disparaître assez rapidement. Je me suis retrouvée seule dans l’exercice. Plus personne pour me féliciter de la “production”. Plus personne pour m’encourager quant à 23h, au lieu d’aller dormir, j’attendais les yeux entre-ouverts pour faire “une dernière bouteille” avant la nuit. J’ai aussi eu le droit aux commentaires désobligeants. Ceux du médecin qui t’annonce que si tu veux prendre une pause “pour tes seins” c’est en milieu de journée, parce que le lait de la nuit est le meilleur. Honte sur moi d’avoir profité du privilège de la maman au nourrisson hospitalisé sous haute surveillance en tentant de dormir une nuit complète… Les rendez-vous tire-lait sont aussi ceux qui m’ont retenue à l’hôpital bien plus tard que prévu les quelques soirs où j’avais prévu de rentrer à la maison voir Mister Caribou le temps d’une soirée. Parce que, allez, j’en fais encore un avant de partir. Ce sont aussi avec eux qu’a démarré “l’angoisse de la production”. Sachant exactement combien je produisais et combien il buvait… Voyant les stocks réduire à vue d’œil…

 

Mais… c’était bien la seule chose que je pouvais faire pour ce petit bébé, inconnu, avec qui je ne partageais rien, ou presque, que de lui fournir un peu de moi. Tirer mon lait est devenu le lien entre lui et moi. L’activité qui me confirmait que j’étais bien maman une nouvelle fois, alors que rien d’autre ne se passait “normalement”.

 

Puis très vite tout a fonctionné. Les efforts ont été récompensés. On m’avait dit que cet enfant ne boirait probablement jamais au sein. Même s’il avait besoin de MON lait. Je ne sais pas si c’est lui ou moi qui a voulu défier un peu ce médecin un poil négatif. Mais la première tentative a été la bonne. On aurait dit qu’il avait fait ça toute sa vie. Mon petit fragile a bu et pris du poids. On a même gagné le droit de sortir. Oh oui on est revenus. Pour diverses raisons. On a connu le tire-lait encore. La sonde, de nouveau. Le biberon millimétré. Et le retour au sein aussi.

 

allaitement

 

On a pris nos habitudes. Nos petites marques à nous dans cette aventure. J’ai retrouvé “un petit bébé”. Celui qui s’endort sur moi. À toute heure du jour ou de la nuit. Celui que j’ai eu si peur de ne pas vraiment avoir. On a poursuivi les biberons quelques temps. Pour profiter un peu de cet avantage gagné malgré nous. Mon bébé allaité qui sait tout aussi bien prendre le sein que le biberon. Et puis on les a espacés. Parce que non, tirer mon lait ne me semble pas du plus naturel. Et ils ont disparu. Parce que lui l’a décidé. On n’a pas insisté. Parce qu’à nouveau, je lui devais bien de respecter ça. Il menait déjà tellement de combats.

 

J’ai repris le rythme de la maman qui allaite. Ou plutôt, son rythme. Un bébé dans les bras parfois toute la journée. Et aussi souvent qu’il le souhaite la nuit. Les sorties timées. La montre à regarder. Les couchers que je suis la seule à pouvoir gérer. Le poids à surveiller. Celui qui te fait culpabiliser. Parce que finalement, toi seule en a la charge. Les dîners les bras souvent chargés. J’ai refusé de jouer avec mon aîné. J’ai laissé son père le coucher. Et le lever aussi. J’ai ce fil de nouveau attaché à mes pieds : ce petit bébé allaité. Celui avec qui je partage aussi ces petits moments privilégiés. Ceux pour lesquels un papa râle parfois, parce que lui, ne les connaîtra pas. J’ai repris le rythme de ces petites rencontres. Diurnes ou nocturnes. Ces petits moments où je te vois évoluer comme jamais. Ceux où je me rends compte comme tu grandis si vite. Des tétées concentrées lorsque tu es affamé, aux tétées juste pour jouer. Nos yeux dans les yeux. Ta main qui me cherche. Ton petit corps de plus en plus lourd, mais de plus en plus doux.

 

Et les difficultés qui se sont ajoutées. Le bébé allaité auquel on ajoute des allergies détectées. Le régime alimentaire à adapter. Chez moi. Pour lui. Régime contraignant. Ô combien contraignant même. Le genre de régime qui te coupe rapidement toute vie sociale. Parce que la chieuse, c’est toi (enfin, moi !). Ne plus rien manger qui soit du “préparé”. Devoir tout éplucher, tout décortiquer. Prendre de nouvelles habitudes. Refuser les gâteaux qui te font tant envie. Ne pas regarder la pizza pleine de fromage. Arrêter de lorgner sur le grilled cheese. Ne pas penser au cookie qui te réconforterait si bien après cette journée difficile. Fuir les restaurants. Et tenter de garder fière allure, malgré tout. Assurer haut et fort que tout va bien, la larme à l’œil de ce dernier plat qu’on vient finalement de t’annoncer pas pour toi. (Je vous parle très vite du régime sans protéines bovines et sans soja !).

 

Marine_Famille-aline-dubois-allaitement

Photo par Aline Dubois

 

Et malgré tout… continuer. Continuer de l’allaiter envers et contre tout. Parce que je continue de l’aimer chaque jour plus fort que tout. Continuer de répondre aux questions, qui chaque jour, se répètent. “Mais pourquoi ?” “Jusqu’à quand ?” “Et ça, tu as le droit ?”. Parce qu’on ne m’a pas donné le choix aussi. Parce que Québec peut-être ? Mais parce que, LUI, aussi. “Prendre le risque” de lui donner une préparation, aussi adaptée soit-elle, serait justement un risque. Est-ce que c’est vrai ? Est-ce que c’est un trop plein de zèle du médecin ? Je ne sais pas. Et peut-être que je ne veux pas savoir. Parce que vois-tu, me dire que “je n’ai pas le choix”, parfois, ça fait passer les choses. En vrai je ne suis pas sûre. Peut-être que cela les rend aussi plus compliquées, d’autres fois. Plus difficiles à supporter. Parce que ce n’est pas mon choix. L’ambivalence de la maman tu crois ? Peu importe. Je l’allaite. Je continue. Je ne sais pas jusqu’à quand. Peut-être qu’il va manger solide demain ? Mais non, pour l’instant, ça ne changera rien pour moi. Il va boire, encore quelques mois, au moins, j’imagine. Et oui peut-être que les allergies disparaîtront. Mais on ne sait pas quand. Et d’ailleurs je ne veux pas savoir. Y penser. Compter. Décompter. Pour l’instant c’est comme ça. Et puis… Je lui dois bien ça, non ?

 

Après tout, quelques mois de privation dans une vie de plaisirs… est-ce si insurmontable ?!

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

The post L’allaiter envers et contre tout appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
4
Marinette http://www.marine-landre.fr <![CDATA[5 mois et ton 1er ete termine]]> http://saperlipopette.marine-landre.fr/?p=16727 2017-09-06T14:47:19Z 2017-09-06T14:47:19Z Septembre est arrivé et avec lui, le temps maussade, d’un coup d’un seul, comme pour nous confirmer que c’est terminé.   L’été, ton premier été, celui qu’on attendait, dont on parlait depuis qu’on te savait à naître, est terminé. Le temps a passé. Si vite, encore une fois.   L’été durant lequel on n’a finalement […]

The post 5 mois et ton 1er ete termine appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
Septembre est arrivé et avec lui, le temps maussade, d’un coup d’un seul, comme pour nous confirmer que c’est terminé.

 

L’été, ton premier été, celui qu’on attendait, dont on parlait depuis qu’on te savait à naître, est terminé. Le temps a passé. Si vite, encore une fois.

 

L’été durant lequel on n’a finalement pas bougé, mais dont on a tellement profité tout de même, crois-moi.

 

L’été qui s’achève et avec lui la fin d’une période. Celle du temps où tu étais un nouveau-né. Car oui, c’est bien terminé aussi. Septembre est arrivé, et avec lui, tes 5 mois ont sonné. Presque une demie année. Qu’on n’a pas vue passer. Les faire-parts ne sont pas envoyés. Les vêtements en 3 mois ne sont pas rangés. Puisque pas encore vraiment démodés. Les pieds un peu serrés, peut-être, lorsqu’ils sont enfermés. Promis, avec le 6 mois, ça va s’arranger.

 

Marinette-saperlipopette-ete-2017Marinette-saperlipopette-ete-2017

 

Septembre est arrivé et cette impression de n’avoir rien fait. Et pourtant… ensemble, on a déjà tant fait. Ton frère parle de toi comme si tu avais toujours été là. Le rythme se prend, comme s’il avait toujours été comme ça. Avec toi. À 4. Les cernes se creusent. La fatigue se fait sentir. Les cris parfois se font entendre. Un peu plus souvent.

 

Marinette-saperlipopette-ete-2017

 

Marine_Famille-Aline-DuboisPhoto par Aline Dubois

 

Septembre est arrivé et 5 mois ont déjà passé. Et pourtant, tu es toujours mon tout petit bébé. Celui que je n’ai pas vraiment pu serrer dans mes bras. Celui dont chaque naissance depuis ravive un peu la peine. Les moments perdus. Parfois oubliés. Ceux qui sont arrivés hier, mais qui semblent parfois être une éternité derrière. Et puis, ces moments qui sont finalement des bouts de toi. Les premiers qu’on a. Alors qu’on chérit finalement et qu’on garde en mémoire, précieusement.

 

Marinette-saperlipopette-ete-2017

 

L’été est terminé et on a bien profité. Pourtant, a-t-on assez savouré ? Les petits pieds dans l’herbe ? Les yeux à regarder le vent jouer avec les feuilles. Le soleil qui se cache pour mieux revenir. Les mains dans le sable, au bout de la rue. Les pique-nique au parc. Les promenades à n’en plus finir. La journée à la ferme. Les nuits inquiètes. Les nuits discrètes. Tes découvertes. Vos découvertes. Les éclats de rire si innocents. Les pleurs si déstabilisants. Les cris parfois effrayants. Les sourires réconfortants. Les matins câlins. Les matins coquins. Les journées en pyjama et les journées dans les bras.

 

Marine_Famille-Aline-DuboisPhoto par Aline Dubois

 

Marinette-saperlipopette-ete-2017

 

Marinette-saperlipopette-ete-2017

 

Septembre est arrivé mais tu es toujours mon tout petit bébé. Celui qui reste allaité. Et qui ne peut pas manger. Même si parfois tu sembles affamé. Celui qui porte du 3 mois, même s’il faudrait arrêter. Celui dont on n’a pas assez profité. Mais qu’on a tant protégé. Qu’on essaye tant de protéger. Celui qui a pourtant déjà tant changé. Et qui va bientôt ramper. Avancer. Marcher. Courir. Sauter. Celui qui croquera la vie à pleines dents. Je le sais déjà. Parce que tu le fais déjà.

 

Marinette-saperlipopette-ete-2017

 

Marinette-saperlipopette-ete-2017

 

Marine_Famille-Aline-DuboisPhoto par Aline Dubois

 

Mais… où est passé ton premier été ?!

Rendez-vous sur Hellocoton !

The post 5 mois et ton 1er ete termine appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
2
Marinette http://www.marine-landre.fr <![CDATA[Nos vacances en famille à la ferme]]> http://saperlipopette.marine-landre.fr/?p=16696 2017-08-31T19:35:10Z 2017-08-31T19:34:16Z Bon. Des mini-vacances hein. Nous qui rêvions de partir 1 mois découvrir l’Ouest Canadien ou quelque chose du genre (tu la vois la fille qui s’imaginait dans son camping car à vadrouiller avec ses 2 minis ?!), c’est bien raté ! On a pris 2 jours à la ferme en échange… maigre lot de consolation […]

The post Nos vacances en famille à la ferme appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
Bon. Des mini-vacances hein. Nous qui rêvions de partir 1 mois découvrir l’Ouest Canadien ou quelque chose du genre (tu la vois la fille qui s’imaginait dans son camping car à vadrouiller avec ses 2 minis ?!), c’est bien raté ! On a pris 2 jours à la ferme en échange… maigre lot de consolation face aux débuts différents. Mais vous savez quoi ? C’était trop bien ! Nos premières vacances à 4 ! On en a profité à fond. Très court. Trop court. L’envie de recommencer demain. Mais vraiment chouette.

 

Et on en parle encore.

Je me suis souvent demandé ce que Mister Caribou pouvait bien retenir de tout ce qu’on fait. J’ai souvent été frustrée qu’il ne soit pas capable de me raconter ses journées de garderie. Mais ça y est. Doucement mais sûrement. Il nous raconte. Des choses faites avec nous. D’autres sans nous. Il mélange le temps, l’ordre, peut-être les lieux parfois. Mais il nous raconte. Et depuis un mois et ces fameuses vacances à la ferme, on entend par ci par là des petites bribes de nos 2 jours là-bas. Ça parle de canards, de cochons, de poules et de leurs œufs. Du petit frère dans la piscine aussi et beaucoup de maïs.

 

Bref. C’était 2 jours. 2 touts petits jours. Mais 2 jours à construire des souvenirs. Encore et encore.

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Depuis quelques temps, Mister Caribou chantonne. Il nous réclame des chansons. Souvent. Mais je le surprends aussi de plus en plus souvent à pousser la chansonnette, tout seul. En jouant. En dormant. En se réveillant. Dans son bain ou devant sa pâte à modeler. Parfois même à table. Et son répertoire qui s’étend de jours en jours. Il nous en apprend, même ! Et au top de la liste cet été, “La ferme de Mathurin”. Remise au goût du jour. Ou plutôt au goût du Caribou. Parce que oui, dans sa version à lui, dans la ferme de Mathurin, on ne trouve finalement pas beaucoup d’animaux. Non. On trouve des papas, des mamans, des petits frères. Par centaines. Hi Ah Hi Ah Oh.

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Alors quand je suis tombée sur cette jolie annonce de petit logement à même une jolie ferme, c’était sûr, c’est là qu’on devait aller ! Vous l’auriez entendu dans la voiture pour y aller “Je veux voiiiiiir Mathurinnnnn !”. Et nous qui craignions qu’il n’appelle notre gentil hôte “Mathurin” !

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Une petit maison juste pour nous, sur le domaine. Une grande chambre partagée, parfaite pour nous 4. On n’a même pas eu besoin de déménager notre stock en mode “attention la famille débarque !”. (Bon, on en reparle plus tard des voyages avec jeunes enfants ?!). Une petite cuisine juste comme il faut pour préparer nos repas. Un grand panier pour transporter tout ça à l’extérieur. Des tables de pique-nique un peu partout sur le domaine. Un repas partagé sous l’ombre d’un grand arbre. À regarder les étendues sauvages. À contempler Petit Nemo allongé sur sa couverture de parc. Lui même contemplant le vent jouant avec les feuilles des arbres au-dessus de sa tête.

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Une sieste commune pour les enfants. (Wouhouh !). Un café avalé, allongée sur un transat au soleil. Juste là, sous la fenêtre de la chambre. De quoi les entendre si besoin. De quoi déconnecter tout de même comme on en avait besoin.

 

Et puis… Et puis contempler Mister Caribou prendre son envol. Le voir si fier avec son seau de maïs. Découvrir ses yeux si grands ouverts de tous ces animaux autour de lui. Ceux qu’il connait dans les livres. Sans vraiment les connaître donc. Ceux dont il ignorait la taille, les mouvements, le cri réel (parce que l’imitation de maman, ça va bien mais…). Le voir choisir vers qui aller. Le voir affiner des préférences. Le voir craintif, parfois. Joueur à d’autres. Le voir découvrir ce monde autour de lui et aimer ça. Il a couru, crié, rigolé. Il s’est débattu aussi de cette petite chèvre qui voulait manger à même son seau. La vilaine. Il a plongé dans la piscine. En est sorti. A réclamé les poules. Puis les cochons. Et non pas toi le canard. A crié après l’alpaga qui ne regardait pas son maïs jeté quelques secondes plus tôt. Et s’est endormi plein de belles images. Rassasié de découvertes.

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Et puis, le matin, au réveil, aller chercher les œufs tous frais des poules voisines. Moi qui pensais que mon Caribou allait jeter son seau de maïs d’un coup au premier venu… vous l’auriez vu égrener le tout, petit à petit. Grain par grain. En conserver jusqu’au bout. Pour en avoir encore le lendemain, pour les poules, justement. Alors on les a remerciées comme il se doit pour cette jolie récolte et on est retourné s’asseoir autour de la table, dans notre petite maison, pour un petit déjeuner des plus copieux ! Hors de question de brouiller les œufs cette fois-ci. On les a dégustés au plat, pour en savourer toutes les saveurs. De ces jolis œufs multicolores. Notre Caribou a appris. Et non, tous les œufs ne sont pas tous les mêmes, uniformes, en taille et en couleur. Et non, ils ne sortent pas tout droit de ces boîtes en carton préformées.

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

On a pris des forces et on est retourné saluer les animaux. Mister Caribou a rapidement fait des préférences. Ceux à sa hauteur je crois. Ceux qui viennent manger tranquillement ce qu’il jette au sol aussi. Poules et cochons. Même si on a honoré le paon qui lui ne nous a pas salués pour autant.

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

On a admiré les tracteurs. On a couru dans les herbes hautes. On a recherché l’ombre, loin de ce soleil qui a tapé si fort, pour notre plus grand plaisir quand même. On a dit “Non !” aux canards. Encore et encore.

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

On a plongé dans la piscine, en famille, encore une fois, et pour la première fois. On s’est allongé au soleil. On a observé, encore cette fois, le vent jouer avec les arbres. On a chassé les mouches et on en a tant rigolé.

 

On a apprivoisé cette vie à 4. Notre vie à 4. Et entendre Mister Caribou hurler à son petit frère “on est là, on est là” est probablement le plus beau son du week-end.  (Même si le silence loin des bruits de la ville était tout aussi appréciable !). On l’a vu se mettre à l’imiter. Se rapprocher. Doucement, mais sûrement. Trouver sa place à lui aussi. Ne pas seulement être le grand frère. Mais aussi “faire” le grand frère.

 

On a fermé les yeux, un instant, tant on était en sécurité. Mister Caribou pouvait bien courir où bon lui semblait. Petit havre de paix.

 

On a passé une nuit plus qu’hachée, mais au réveil on s’en fichait. Les œufs de poules nous attendaient, encore. On les a dégustés. Bien frais. Et puis on a emmagasiné, tous ces souvenirs qu’on a créés. Mais… seront-ils, en lui, pour l’éternité ?

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Ferme-rabouillere-quebec-canada-vacances-famille

 

Bon allez, on repart quand ?!

 

Info logement

Nous avions réservé via le site Airbnb, (comme à notre habitude) la petite maison présente sur le site de la ferme de la Rabouillère à 1 bonne heure de voiture de Montréal. Comme vous l’avez compris, c’était plus que chouette ! L’adresse est parfaite pour profiter avec des enfants sans aucun besoin de bouger en voiture ! L’été s’achève mais aux prochains beaux jours… on y retourne !!

Et hop, un petit lien pour profiter d’un parrainage sur Airbnb (profitez de 33€ de réduction – ou selon offre du moment sur votre première commande en vous inscrivant via ce lien).

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

The post Nos vacances en famille à la ferme appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
0
Marinette http://www.marine-landre.fr <![CDATA[La première nuit]]> http://saperlipopette.marine-landre.fr/?p=16684 2017-07-18T16:04:19Z 2017-07-18T16:03:26Z La première nuit… Celle qui a eut ce goût amer. Entre rêve et réalité. Celle que nous imaginions à la maison. Avec un Mister Caribou qui venait de rencontrer son petit frère. Celle que nous imaginions toute douce, même si peut être un peu éprouvante. Celle à laquelle j’ai pensé des dizaines de fois, en […]

The post La première nuit appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
La première nuit… Celle qui a eut ce goût amer. Entre rêve et réalité. Celle que nous imaginions à la maison. Avec un Mister Caribou qui venait de rencontrer son petit frère. Celle que nous imaginions toute douce, même si peut être un peu éprouvante. Celle à laquelle j’ai pensé des dizaines de fois, en imaginant ton arrivée. Parce que c’était sûr : cette première nuit serait chez nous, tranquillement installés, et en famille. Bien loin de la première nuit de notre Mister Caribou, que j’avais tant détestée ! Une nuit à la maternité, à me sentir surveillée. Une nuit au milieu du balais incessant des infirmières, sauf le moment où tu souhaiterais les voir. Une nuit où on me l’avait réveillé à 3h du matin, alors que je venais de réussir à l’endormir, et enfin m’assoupir par la même occasion. “Parce que la pesée madame, ça doit être fait à heure fixe, et ici, c’est à 3h (du matin)” (Seriously !!).

 

La première nuit… c’était hier et pourtant déjà si loin.

 

Il y a eu cette première nuit à l’hôpital. La première nuit loin de tout ce qu’on avait imaginé. Ton papa rentré à la maison pour retrouver celui qui était désormais grand frère, et faire le plein de sommeil – s’il le trouvait – après cette journée hors du temps. Ce nouveau grand frère finalement parti dormir chez les copains pour sortir de cette atmosphère pesante. Toi et ton si petit lit. Tes petits fils. Les moniteurs qui bipent. La copine venue me rendre visite, et surtout m’apporter un sac de sauvetage, pour justement passer cette première nuit qu’on n’avait pas anticipée. De quoi manger aussi. Puisqu’on avait un peu oublié aujourd’hui.

 

Bebe-dodo-nuit-marinette-saperlipopette

 

La première nuit qu’on a finalement tous passée chacun de notre côté. Ta chambre n’ayant pas de lit pour moi.

 

Traîner là sur le fauteuil à te regarder dormir. Avant de me décider à traverser ce long couloir. Celui qui me sort de la pénombre. Celui plein de lumières agressantes. Celui qui nous rapproche du monde. Même si cela reste le monde hospitalier. Celui qui nous rappelle qu’il faut aller s’allonger, parce que oui, j’ai tout de même accouché, ce matin.

 

Mais ce matin, c’était presque une autre vie.

 

La première nuit passée si près de toi et en même temps si loin. De l’autre côté du couloir. Dans cette petite chambre noire. La cellule de prison. Ma petite cellule. Pour rester là avec toi. Même si pas vraiment avec toi.

 

La première nuit aux réveils nocturne agités. Et pourtant loin des cris de bébé que je devrais normalement entendre. Le couloir à traverser, pour aller te voir. L’interphone où il faut sonner. Les couloirs noirs. Les infirmières qui me regardent. Le chien errant c’est moi.

 

La première nuit et son matin qui s’en vient. Le réveil plus difficile. C’était vrai. Je suis là. Tu es là. On est là.

 

Bebe-dodo-nuit-marinette-saperlipopette

 

Et puis…

 

La première nuit que je passe finalement près de toi. Pas de lit ce soir. Pas de cellule de prison. Mais pas de répit non plus. Le fauteuil pour seul support. Et le balais incessant des infirmières à ton chevet. Les bips des moniteurs. Les lumières dans la pénombre. La douche à aller prendre au bout du couloir.  L’interphone encore. Retrouver la pénombre. Ta pénombre. Patienter pour entamer une journée de plus.

 

La première nuit où j’ai décidé de rentrer à la maison. Parce que, à quoi bon être ici ? De l’autre côté de mon couloir. Je ne suis ni avec toi. Ni avec lui. Je veux être là mais finalement ne le suis plus pour personne. Et ça sert à quoi ? Le départ. Te regarder comme si c’était la dernière fois. L’heure perdue dans les transports. Ton frère heureux de me voir mais qui veut finalement papa. Le réveil bien trop tard. Vouloir le voir mais dans ma tête n’être qu’avec toi. Et puis, une fois avec toi… tellement penser à lui…

 

La première nuit à m’occuper de toi. Plus d’infirmière 24h sur 24. Des passages par ci par là mais sinon c’est juste toi et moi. Un bébé qui boit. Un bébé qui se réveille. Un bébé qu’il faut changer, cajoler, écouter. Un bébé qui me réveille. Mais toujours ces moniteurs au-dessus de ma tête. Le bruit et la lumière. La sécurité mais le stress du chiffre qui baisse. Ce mélange inexplicable. Et l’envie de quitter tout ça puisque tu en es tellement capable !

 

La première nuit à la maison. Oh non, pas dans ton lit quand même. Installation sommaire pour te garder près de moi. Parce que finalement, une fois loin des câbles et des lumières, loin du balais médical, loin des voix qui étaient parfois rassurante finalement, et benh… c’est l’angoisse lorsqu’il fait noir.

 

La première nuit de tempête qui recommence. Celle où je comprends que ce sera comme ça maintenant. Comme un second réveil le lendemain matin. L’épée de Damoclès qui reste bien au-dessus de la tête.

 

Et puis…

 

La première nuit dans ton lit. Le vrai. Dans la chambre avec ton frère. La première nuit comme on l’imaginait. Même si 3 mois après.

La première nuit à vouloir croire que tout va bien. Que tout ira bien. Parce que, dis, désormais, c’est vrai ?

La première nuit la porte ouverte, à tendre l’oreille encore un peu plus loin.

La première nuit comme si de rien n’était. Comme si on recommençait. Comme si on commençait.

La première nuit du début de la fin ? D’une fin ? Mais pour le début d’une vie. Une vie à sourire. Ta vie. Une  vie à 4. Faite de toi. De moi. De lui. De nous. Notre vie à 4.

 

Bebe-dodo-nuit-marinette-saperlipopette

 

La première nuit et toutes les autres avant celle-ci. Différentes. Parfois comme on voulait. Parfois loin de ce qu’on imaginait. Mais des nuits ensemble. Des nuits à toi. À moi. À lui. À nous. Des nuits de nous. Celles qui construisent l’histoire. Ton histoire. Celles qui seront quand même en images, des souvenirs tendres de tes premiers moments.

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

The post La première nuit appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
6
Marinette http://www.marine-landre.fr <![CDATA[Me souvenir encore]]> http://saperlipopette.marine-landre.fr/?p=16673 2017-07-21T13:20:29Z 2017-07-10T15:39:23Z Je veux me souvenir, de ces quelques photos prises, alors qu’on t’attendait, si fort. De nos têtes impatientes et si pleines du bonheur à venir. Nos visages fatigués, mais pourtant si reposés, à l’époque !     Me souvenir de ces premiers moments à tes côtés. Nos premiers moments de parents. La découverte. L’apprentissage. Les […]

The post Me souvenir encore appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
Je veux me souvenir, de ces quelques photos prises, alors qu’on t’attendait, si fort. De nos têtes impatientes et si pleines du bonheur à venir. Nos visages fatigués, mais pourtant si reposés, à l’époque !

 

photos-grossesse-marinette-par-aline-dubois

 

Me souvenir de ces premiers moments à tes côtés. Nos premiers moments de parents. La découverte. L’apprentissage. Les hauts et les bas aussi, parfois. Et puis ces 2 ans qui ont passé. Bien vite. Si vite.

 

Baby_3jours

 

Les 9 derniers mois, parfois plus difficiles. Parfois comme une parenthèse, mais parenthèse nécessaire. Ce ventre qui s’est arrondi de nouveau. Bien vite selon moi. Pas assez selon la plupart. Les gens qui se plaisent aux commentaires. Mais profiter de ces mouvements. Tes mouvements. Ceux que je n’avais pas eu la chance de connaître avec ton grand frère. Et en profiter à chaque instant.

 

Me souvenir des derniers jours à 3. Mais surtout des premiers à 4. De ces premiers moments avec toi. Ceux dont j’ai pu profiter de chaque détail, puisque bien moins surprise que la première fois, avec ton frère, où tout n’était que découverte. 

 

Marine_Famille-Aline-Dubois

 

Me souvenir de cette première nuit, que nous avons eu la chance de passer directement à la maison. Notre première nuit à 4. Sans attendre. Puisque tellement impatients.

 

Et puis me souvenir de vos premiers moments. À vous. La découverte. L’apprivoisement. La jalousie aussi. Mais la promesse d’un amour fou. C’est certain.

 

Marine_Famille-Aline-Dubois

 

– – – –

Ces quelques mots ont été rédigés juste avant la naissance de notre Petit Nemo, alors que je regardais les photos de naissance de Mister Caribou, la jolie toile imprimée que j’adore dans sa chambre, alors que je me listais les dernières choses à penser, que je me remémorais ces premiers moments, ceux passés trop vite, ceux dont on n’avait pas profité pleinement, ne sachant pas que chaque jour serait tellement différent.

 

Ces quelques mots ont été rédigés sans savoir que les premiers moments seraient, eux, vraiment différents… On n’est pas rentrés à la maison le premier soir. Ni le deuxième ou le troisième d’ailleurs. Je n’ai pas de petites photos “mignonnes” de nouveau né. Mais je voulais tout de même laisser ces mots quelque part, même s’ils ne reflètent pas la réalité. Ce n’était pas comme on imaginait. Mais je veux tout de même me souvenir. Encore et encore. Et j’ai couché tout ça sur papier. En images aussi. Il serait temps de faire le tri pour avoir une autre jolie toile à accrocher et faire imprimer par ici. À 4 cette fois.

– – – –  

 

Marine_Famille-Aline-Dubois

Photos par Aline Dubois

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

The post Me souvenir encore appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
1
Marinette http://www.marine-landre.fr <![CDATA[Petit biker de mon coeur]]> http://saperlipopette.marine-landre.fr/?p=16661 2017-07-03T15:55:57Z 2017-07-03T15:53:25Z Pour son anniversaire, Mister Caribou a reçu une draisienne de la part de ses grands-parents. Draisienne que j’avais mis sur sa petite wish liste et que j’avais très hâte de le voir découvrir ! On en a longuement parlé. On y a longtemps réfléchi, se demandant, comment bien choisir une draisienne ? Benh oui, moi, […]

The post Petit biker de mon coeur appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
Pour son anniversaire, Mister Caribou a reçu une draisienne de la part de ses grands-parents. Draisienne que j’avais mis sur sa petite wish liste et que j’avais très hâte de le voir découvrir ! On en a longuement parlé. On y a longtemps réfléchi, se demandant, comment bien choisir une draisienne ? Benh oui, moi, je voulais un objet de collection. Je voyais déjà mon petit garçon dans les champs avec son vélo en bois. Et les photos bucoliques dignes de magazines. Oublions qu’il n’y a pas de champs ici… Et que le papa est beaucoup plus terre à terre que moi. Puis après la lecture de quelques revues… moi aussi ! Je vous rassure ! Alors hop, on a traîné, mais on a fini par l’acheter, cette draisienne. Puis, on a patiemment attendu le séjour de sa grand-mère pour la lui offrir. Notamment parce qu’elle arrivait aussi avec le casque dans ses bagages. Et qui dit draisienne (ou tout autre vélo) dit casque ! Sécurité avant tout !

 

bien-choisir-une-draisienne

 

 

Comment bien choisir une draisienne finalement ?

Après plusieurs lectures et réflexions, voici donc ma petite revue perso de comment bien choisir une draisienne. D’autant qu’on a maintenant quelques sorties à notre actif… je peux donc confirmer !

 

Pourquoi choisir une draisienne plutôt qu’un vélo ?

Du haut de ses 2 ans, notre Mister Caribou a beau être bien grand, il reste en apprentissage de sa motricité. Nouveau grand frère aussi, on voulait lui offrir un nouveau moyen de transport, même si on a opté pour une poussette à 2 sièges par sécurité, on tente aussi les sorties sans poussette pour lui. Et si avant l’arrivée du petit frère, le mettre dans la poussette relevait parfois du combat, Monsieur voulant marcher, marcher, marcher, désormais, il ne voit plus que par les bras… ou la poussette (comme son frère donc !). Il nous fallait donc un argument de choc pour le faire avancer seul. Celui du petit vélo nous a semblé un bon plan. Bon… j’avoue tout, c’est tout l’un ou tout l’autre. J’imagine selon la fatigue et l’humeur du jour. Mais on n’affiche pas un 100% de réussite ! Au final, on sort la draisienne lorsqu’il la réclame. On lui propose aussi parfois. Mais on ne l’impose pas. On l’adopte doucement, mais très sûrement !

 

Seulement voilà, si le petit vélo était une option de balade autonome, pédaler reste encore assez éprouvant pour un petit. La draisienne est donc le parfait compromis entre la marche et le vélo. Il apprend doucement à travailler son équilibre. D’ailleurs, c’est fou comme cela va vite. Si la 1ère sortie a été très hésitante, notamment dans les virages, et sans aucune prise de vitesse, dès la 2nde fois, Mister Caribou s’en est sorti sans aucune chute ! et il prend désormais de petites descentes sans problème, et franchi quelques obstacles. On avance parfois plus vite, parfois plus lentement qu’en marchant. Mais il s’amuse. Il découvre de nouveaux mouvements. De nouvelles sensations aussi.

 

Bien choisir une draisienne : la taille de l’enfant

Alors, si je voulais initialement un joli modèle en bois, j’ai vite compris que ceux-ci sont assez peu flexibles notamment au niveau de la taille. 2 à 3 crans pour la selle. Et souvent aucun pour le guidon. Or la clef de la réussite pour une balade en draisienne, c’est que votre mini y soit confortablement installé ! Les pieds qui touchent le sol (à plat) mais sans être totalement en assise non plus (jambes à demi fléchies, mais pas plus !). Le guidon bien positionné pour ne pas se faire mal au dos. Bref, on a vite décidé qu’il nous fallait quelque chose d’assez flexible de ce côté là. Mister Caribou est plutôt grand pour son âge. Mais on ne sait pas ce qu’il en sera pour son petit frère et dans l’idée la draisienne lui reviendra plus tard. On a donc pensé investissement long terme (et confort sur le moment aussi) plutôt que beauté ! On ne voulait surtout pas que la draisienne soit finalement trop grande au moment de lui offrir. Ou déjà presque petite. Bref. Sécurité maximale de ce côté là, notre modèle est flexible tant pour la selle que le guidon !

 

bien-choisir-une-draisienne

 

bien-choisir-une-draisienne

 

Bien choisir une draisienne : le poids

Là encore, un argument phare ! Si la taille de l’enfant est le numéro un, notamment pour le confort de l’enfant mais aussi pour sa réussite dans l’exercice, le poids de la bête ne doit pas être mis de côté. Critère aussi important pour l’enfant que pour le parent ! Côté enfant, le poids d’un tel objet représente rapidement un pourcentage important de leur propre poids. Si pour nous 1 ou 2 kilos de différence n’en fait pas vraiment, pour eux, si ! Alors si vous ne voulez pas qu’ils se fatiguent trop vite, pensez-y. D’autant plus que… lorsqu’ils seront fatigués… c’est à VOUS de porter ! L’enfant, mais aussi la draisienne ! Alors croyez-moi, les 1 ou 2 kilos de plus ou de moins, vous allez très vite en comprendre l’intérêt !

 

De notre côté, on arrive désormais à se rendre jusqu’au parc sans encombre. Quelques arrêts pour admirer le paysage ou commenter les fleurs ou les motos qu’on voit dans la rue… oui oui, même sur une draisienne, un petit de 2 ans reste un petit de 2 ans et va s’arrêter net d’un coup pour te parler de la barrière un poil plus petite que la précédente. Mais souvent, si la balade comprend un arrêt au parc, le retour sera quasi systématiquement dans les bras, ou la poussette lorsqu’on l’a. Mes bras se musclent…

 

bien-choisir-une-draisienne

 

bien-choisir-une-draisienne

 

Bien choisir une draisienne : repos des pieds

Petite option supplémentaire qu’on a regardé – en dernier mais je vous en parle tout de même : la plateforme centrale sur laquelle poser les pieds. Notre modèle n’est pas le meilleur sur ce point mais il y répond tout de même : une petite plateforme permet de reposer les pieds. Initialement utilisé lorsque l’enfant commence à bien acquérir l’équilibre et joue un peu avec la vitesse : il peut alors prendre l’élan nécessaire et reposer ses pieds, dans une position encore plus proche de celle du vélo ! A voir quand Mister Caribou prendra de l’assurance. Pour l’instant, la plateforme nous sert pour les moments de fatigue ou pour traverser les rues avec plus de sécurité. Les pieds reposés et papa qui pousse. Bon, attention à la dérive du mini qui d’un coup décide de lever ses pieds et dire “Papa, pousse” sans se rendre compte qu’à l’arrêt il n’a pas l’équilibre… Hum hum.

 

bien-choisir-une-draisienne

 

Bien choisir une draisienne : le prix

Et oui, dernier point mais tout de même important à mes yeux : le prix ! La draisienne est le 1er “vrai” véhicule de notre loulou, sur lequel il va se promener aux abords des routes et en autonomie alors c’est certain qu’on souhaitait quelque chose de qualité. Cependant, on s’entend que cela reste un usage temporaire qui sera plus ou moins rapidement remplacé par un vélo. Puis encore un autre. Alors qualité, oui, mais pas prix exorbitant ! Et on trouve vraiment de tout…

 

Finalement, quel modèle de draisienne ?

De notre côté, nous avons choisi le modèle STRIDER.

 

Disponible sur Amazon Canada – beaucoup moins de choix qu’en France – puisque nous n’avons pas de voiture la livraison était aussi un enjeux. C’est cependant le modèle qui, quoi qu’il arrive, répondait parfaitement à nos critères énumérés ci-dessus. Vous en aurez peut-être des différents. Aussi, je vous conseille de faire un petit tableau comparatif car chaque modèle aura son avantage mais parfois le prix deviendra vite prohibitif ! J’ai mis de côté par exemple le critère de l’esthétique, d’autant plus que finalement, l’esthétique pour un parent est bien différent de celui pour un enfant… alors, le plus important, c’est que lui l’apprécie, et je crois que c’est le cas ! Vous auriez vu les étoiles dans ses yeux lorsqu’il a découvert son beau “vélo” et qu’il a pu monter dessus…

 

bien-choisir-une-draisienne

 

Et la sécurité en draisienne ?

Avec la draisienne, on va sur la route. Enfin, sur le trottoir, mais bien proche des voitures, on traverses des routes, on prend de l’élan et parfois de jolies descentes. Alors sécurité avant tout ! Mister Caribou ne monte pas sur sa draisienne sans son casque. Un casque vélo pour enfant, parfaitement adapté à sa petite tête. Il est facile à mettre, et à ajuster, tant par le harnais sous le menton que via la boucle de serrage en arrière de la tête. Le harnais est magnétique et après 2 ou 3 essais Mister Caribou est capable de le mettre et le retirer seul. On ne risque pas non plus de lui peincer le menton lorsqu’on le lui accroche (allez, avouez que cela vous est déjà arrivé !).

 

D’ailleurs, lorsqu’il a reçu casque et draisienne, le jeu le plus important de la journée était presque la mise du casque, qu’il a quelques fois gardé sur la tête, juste comme ça ! Pour vous dire comme il doit être confortable !

 

Et puis, vous saviez que depuis le 22 mars 2017, le port du casque à vélo est obligatoire pour les enfants (conducteurs ou passagers) de moins de 12 ans ? Comme ça, la question ne se pose plus ! Filez acheter vos casques !

 

bien-choisir-une-draisienne

 

Depuis le 22 mars 2017, le port du casque à vélo est obligatoire pour les enfants (conducteurs ou passagers) de moins de 12 ans.Casque Specialized Mio – offert par la marque
Casque conçu spécialement pour les petits, convient jusqu’à environ 3 ans.
Disponible en 3 coloris (bleu, rose et vert) et 4 modèles.

 

 

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

The post Petit biker de mon coeur appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
2
Marinette http://www.marine-landre.fr <![CDATA[Notre jardin potager de ville, à cultiver en famille]]> http://saperlipopette.marine-landre.fr/?p=16645 2017-06-28T15:48:17Z 2017-06-28T15:45:40Z J’aime ça avoir des plantes ou de jolies fleurs, que ce soit chez moi ou sur le balcon, en terrasse ou en jardin ! Depuis que nous sommes à Montréal, on a un joli espace extérieur. 2, même. Une petite cour qui nous sert surtout pour le barbecue. Et une grande terrasse à l’étage. On […]

The post Notre jardin potager de ville, à cultiver en famille appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
J’aime ça avoir des plantes ou de jolies fleurs, que ce soit chez moi ou sur le balcon, en terrasse ou en jardin ! Depuis que nous sommes à Montréal, on a un joli espace extérieur. 2, même. Une petite cour qui nous sert surtout pour le barbecue. Et une grande terrasse à l’étage. On en profite mais on n’a jamais vraiment aménagé le tout. Il faut dire qu’on est jusque maintenant toujours partis un mois complet pendant la période estivale. Avec les températures qui montent à toute allure ici (autant qu’elles redescendent) avoir des plantes n’était pas d’actualité ! (On en a eu quand même mais… sans jamais vraiment y investir du temps).

 

Et puis, cette année, avec 2 enfants à la maison, on va passer plus de temps ici. On sort au parc pour le plus grand. Mais pas toujours autant qu’il voudrait, histoire de respecter aussi le rythme du plus jeune. On avait déjà emmené notre Mister Caribou dans un jardin communautaire l’an dernier. L’occasion de s’occuper d’un petit pan de terre sans pour autant risquer la perte complète pendant notre absence. On continue cette année puisqu’on a la chance d’avoir de jolies installations dans notre quartier (cette année grande nouveauté : il y a même une serre communautaire !). On y passe donc un à 2 soirs par semaine. Et une petite matinée par week-end pour aller arroser le tout. Mais qui dit communautaire dit qu’on ne profite pas toujours des récoltes. Et qu’il arrive aussi qu’on ne puisse participer à toutes les étapes. Puis, avouons-le, c’est tellement agréable de seulement ouvrir la porte de la cuisine pour ramasser les herbes à mettre dans la salade…

 

jardiner-famille-enfants-potager-ville

 

Alors cette fois-ci, on a investi un peu nos espaces extérieurs. Mr MonChéri nous a fait de jolis bacs à base de planches de récup’ (Palettes mais pas que). On a aussi quelques petits pots et jardinières plus classiques qui ont l’avantage de pouvoir être bougés si besoin. On a mis de la terre dans tout ça. On a acheté quelques graines (souvenez-vous, Mister Caribou en a reçu plusieurs dans sa box de grand frère, et on avait déjà fait une activité pour en planter quelques-unes en intérieur). Et quelques plants aussi. Et hop ! Au boulot. Notre Mister Caribou s’en est donné à cœur joie ! Bon, comme dans les activités manuelles, pas toujours facile de le faire suivre les règles ni de le tenir concentré pour une longue période.

 

jardiner-famille-enfants-potager-ville

 

jardiner-famille-enfants-potager-ville

 

Le concept de la graine bien alignée avec la précédente, on oublie… Alors on a des carottes qui se mélangent au radis. Un pois très loin de la grille sur laquelle il était censé grimper. De la terre qui a volé au sol. Mais on s’en fiche non ?

 

jardiner-famille-enfants-potager-ville

 

jardiner-famille-enfants-potager-ville

 

Tout ça a poussé à une vitesse folle ! Et tous les soirs on sort pour admirer ça. On arrose s’il le faut. Et parfois même s’il ne le faut pas. Parce que ça, l’arrosage, c’est l’éclate !

 

On a ramassé un premier radis. E-NO-RME !! On voulait attendre qu’il rosisse puis il était déjà tellement gros… on a craqué ! Et on a bien fait. On a mangé à 3 dessus ! Je mets du basilic frais dans mes pâtes. Du persil tout juste ramassé dans ma salade de lentilles. Mr MonChéri nous a fait de la sauce tomates à l’origan. Bientôt on aura même une salade de roquette ! (Mais ça on hésite encore à savoir s’il faudrait déjà l’avoir ramassée ou si au contraire on devrait attendre encore un peu… ?). Mister Caribou a vu les graines. Les petites pousses pointer leur nez. Le bac devenir tout vert. Tout ça pousser encore et encore. Et puis il a goûté, senti les odeurs. Pas toujours coopératif. C’est quand il a envie. Mais ces petits bouts de terre sont un peu à lui. Un apprentissage à sa hauteur. Et puis… vous saviez-vous que les haricots faisaient de jolies fleurs violettes ? Moi, non !

 

jardiner-famille-enfants-potager-ville

 

jardiner-famille-enfants-potager-ville

 

jardiner-famille-enfants-potager-ville

 

Alors on lit un peu, aussi, pour apprendre ! Et on participe aux ateliers organisés par le quartier. On sait pourquoi on a planté le basilic à l’ombre des plants de tomates. Même si à côté de ça on a fait n’importe quoi avec nos carottes.

 

jardiner-famille-enfants-potager-ville

 

On essaye de sensibiliser doucement Mister Caribou. À s’occuper de tout ça. À la délicatesse que cela demande. À la patience. À l’art de bien manger. À la vie. Au passage, le petit livre reçu des Editions Terre Vivante, “Les enfants, vous venez jardiner ?” est juste parfait. J’y ai appris quelques techniques justement sur les plantations, l’arrosage selon les plantes, l’ensoleillement, la saisonnalité aussi de quoi planter quand. Mais il regorge aussi d’astuces pour intéresser les enfants à ce petit jardin. Des recettes pour utiliser les légumes ou herbes cueillies ensemble. Des bricolages pour améliorer le jardin ou avec les pelures d’oignon par exemple. Des activités diverses et variées à réaliser autour de ce joli espace extérieur ! Si vous voulez vous lancer en famille, je vous le recommande vraiment !

 

jardiner-famille-enfants-potager-ville

 

Alors non, notre petit jardin n’a rien de conventionnel. Il n’a rien qui respecte les règles. On ne va pas dire que tout pousse où il veut. Mais plutôt que tout pousse où Mister Caribou a voulu. Ou presque ! (On a quand même veillé à sauver les plants de tomates !). On découvre nous-mêmes. On découvre ensemble. Les carottes ne seront pas belles. Du moins pas belles à vendre. Mais elles seront belles pour nous. Je le sais. Et c’est bien le plus important.

 

Elles seront gorgées du soleil de Montréal, de l’eau parfois trop abondante qu’elles ont reçu mais surtout des rires de mon enfant, et très probablement de ce petit sourire si fier lorsqu’il pourra les ramasser.

 

jardiner-famille-enfants-potager-ville

 

jardiner-famille-enfants-potager-ville

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

The post Notre jardin potager de ville, à cultiver en famille appeared first on Marinette Saperlipopette - Blog Maman Expat à Montréal et Lifestyle.

]]>
2